Après deux ans de bouderie, les vins français reviennent aux Etats-Unis. Pour la première fois depuis 2002, les ventes de vins tricolores ont progressé en 2005 de 3,7 % en volume, à 782.000 hectolitres. Les campagnes antifrançaises du début de la guerre en Irak semblent oubliées. « Il y aussi un effet millésime. La presse spécialisée, qui joue un rôle prescripteur, vante déjà les mérites de 2005 et cela bénéficie dès aujourd'hui à l'image des vins français », note Eric Duchêne, responsable d'UbiFrance auprès du poste d'expansion économique de New York.
La crise a, d'autre part, poussé les acteurs de la filière
française à se remettre en question. Moins snobs, prêts à s'adapter, les
producteurs ont fait évoluer leur approche en reconnaissant les spécificités de
la demande locale.
Petit Zoom :
Longtemps considéré avec dédain, le marché américain est devenu stratégique. Sixième marché mondial au début du siècle, les Etats-Unis restent actuellement derrière la France et l'Italie mais devraient devenir les premiers consommateurs au monde dès 2008. « Vous avez le croisement de trois facteurs. Une forte croissance économique, une évolution démographique favorable à la consommation de vins et une production locale qui joue un rôle moteur », analyse Olivier Moreaux. De plus, le marché se « sophistique » et pourrait, après avoir favorisé les marques fortes produisant en quantités industrielles comme le Yellow Tail australien, finir par bénéficier aux vins plus artisanaux du monde entier.





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