Pernod à l'offensive !

Sgeuoa26230506140802photo00photodefault5 Après l'intégration réussie d'Allied Domecq, Pernod Ricard compte sur ses produits haut de gamme, notamment les cognacs et les champagnes, pour tenter de ravir la place de leader mondial des vins et spiritueux au Britannique Diageo.

"Nous souhaitons devenir le deuxième groupe de champagne", a affirmé M. Breton. Pernod-Ricard occupe actuellement la quatrième place (un peu plus de 300 millions de bouteilles vendues par an dans le monde, soit 3,3% du marché), loin du leader LVMH (17,4%, Moët et Chandon, Veuve Cliquot, Dom Pérignon), et derrière Vranken-Pommery-Monopole (VPM, 6,2%) et Boizel-Chanoine-Champagne (BCC, 5,0%), qui vient d'acquérir Lanson.

Pernod Ricard base son optimisme sur le fait que les US et l'Asie, les deux régions où la consommation des alcools progresse le plus, ne représentent actuellement que 8% et 3% du marché mondial du champagne.

"Si le champagne devenait la boisson de la célébration en Asie, il n'y aurait pas de limite à la progression des ventes", souligne Eric Benoist, directeur international du marketing de Martell, Mumm et Perrier-Jouët..

Aux Etats-Unis, où le groupe n'occupe que la quatrième position malgré une multiplication de son chiffre d'affaires par 10 en sept ans, Pernod Ricard table également sur les alcools modernes comme Malibu (rhum au coco), Kahlua et Tia Maria (liqueurs à la crème de café) ou la tequila Tezon, récemment lancée.

"Nous souhaitons devenir numéro un mondial des liqueurs d'ici cinq ans", affirme Michel Bord, patron de Pernod Ricard Amériques.

Tout un programme :-)

 

The French Wine is Back !

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Après deux ans de bouderie, les vins français reviennent aux Etats-Unis. Pour la première fois depuis 2002, les ventes de vins tricolores ont progressé en 2005 de 3,7 % en volume, à 782.000 hectolitres. Les campagnes antifrançaises du début de la guerre en Irak semblent oubliées. « Il y aussi un effet millésime. La presse spécialisée, qui joue un rôle prescripteur, vante déjà les mérites de 2005 et cela bénéficie dès aujourd'hui à l'image des vins français », note Eric Duchêne, responsable d'UbiFrance auprès du poste d'expansion économique de New York.

La crise a, d'autre part, poussé les acteurs de la filière française à se remettre en question. Moins snobs, prêts à s'adapter, les producteurs ont fait évoluer leur approche en reconnaissant les spécificités de la demande locale.

Petit Zoom : 

Longtemps considéré avec dédain, le marché américain est devenu stratégique. Sixième marché mondial au début du siècle, les Etats-Unis restent actuellement derrière la France et l'Italie mais devraient devenir les premiers consommateurs au monde dès 2008. « Vous avez le croisement de trois facteurs. Une forte croissance économique, une évolution démographique favorable à la consommation de vins et une production locale qui joue un rôle moteur », analyse Olivier Moreaux. De plus, le marché se « sophistique » et pourrait, après avoir favorisé les marques fortes produisant en quantités industrielles comme le Yellow Tail australien, finir par bénéficier aux vins plus artisanaux du monde entier.